Non-titulaires : On achève bien les précaires...

En juin dernier, plus de 3 500 collègues en CDD, notamment en Île-de-France, ont reçu un mail leur annonçant la non-reconduction de leur contrat. Nos interventions ont permis de réintégrer un tiers des collègues. Mais, à Strasbourg notamment, les caisses sont vides et les recrutements sont stoppés… Ce courrier, que le rectorat de Créteil qualifie de « formalité légale », rend encore plus anxiogène que d’habitude l’attente d’un coup de téléphone annonçant une hypothétique affectation.

C’est là une des conséquences des 1 883 suppressions de postes auxquelles vient s’ajouter le blocage de milliers de supports à temps incomplets réservés pour les 4 640 contractuels alternants attendus. Mais ce dispositif est un échec. En moyenne, seul 40 % de ces supports sont pourvus à ce jour.

Une gestion chaotique

Il en découle une désorganisation catastrophique, aussi bien pour les personnels que pour le système éducatif : absence de réemploi, affectations multiples, temps incomplets imposés, postes vacants. Dans certaines académies, comme à Aix-Marseille, les rectorats ont dû attendre la fin de la première quinzaine de septembre pour quantifier le nombre de postes restant vacants et les répartir entre les TZR et non-titulaires. Partout, les postes réattribués à ces derniers sont un amalgame de services sur plusieurs établissements – parfois quatre ! – et donc des emplois du temps intenables et des conditions de travail encore plus détériorées…

Tout cela ne fait qu’ajouter de la confusion à l’occasion d’une rentrée où, après deux années marquées par la crise sanitaire, il aurait fallu donner aux établissements les moyens d’accueillir les élèves dans la sérénité, avec des effectifs de classe réduits.

Retour au paritarisme exigé

Cerise sur le gâteau : depuis le confinement, les quelques académies qui étaient encore soucieuses de l’équité et la transparence dans la gestion des collègues, ont mis fin aux commissions d’affectation et de non-renouvellement. Dans ce contexte nouveau, les agents n’ont plus la possibilité de vérifier leur barème d’affectation, l’évolution des salaires, l’accès au CDI ou au concours interne, ce qui a des conséquences sur le versement des indemnités chômage et la protection sociale.

Le SNES-FSU reste néanmoins présent aux côtés des personnels non titulaires pour les accompagner dans leur relation avec l’administration et faire valoir leurs droits. Il exige le retour à une transparence dans les actes de gestion des rectorats, ainsi qu’un véritable plan de titularisation pour l’ensemble de ces personnels.

Pour l’ensemble des non-titulaires, un seul mot d’ordre : syndiquez-vous pour ne pas rester isolé ! Vos conditions d’emploi vous isolent, le SNES-FSU est là pour vous soutenir.

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